4 avril 1968 : il est 18 h, Martin Luther King va mourir

Nous sommes dans une église, le 3 avril 1968, Martin Luther King déclare : “ I've Been to the Mountaintop “. Hasard ou bien pressentiment, le leader des droits civiques parle des menaces, il affirme qu’il n’a ni peur de mourir ni peur d’être assassiné, parce que le ‘ici, maintenant’ ne compte pas. 

Le 4 avril, il est dans une chambre du Lorraine Motel, toujours entouré, il sort au balcon, une balle le percute en pleine gorge. Emmené à l’hôpital Saint-Joseph il est déclaré mort à 19 h. Simple récit d’une mort programmée. James Earl Ray, son assassin présumé, est mort il y a 18 ans, avec un secret : qui a commandité le meurtre du héros de la cause noir ? Suivront cet assassinat des émeutes historiques, dans plus de 60 villes américaines. Washington ressemble à une scène de guerre, la ville s’est arrêtée de vivre, et un couvre-feu à 17 h a été décrété. Le pasteur King, sera le premier Afro-Américain à avoir un jour de deuil national, décrété par le Président Johnson.

 "Le rêve de Martin Luther King n'est pas mort avec lui" 

 

 

L’héritage du pasteur King continue, et plus encore en cette période de trouble. Il y a quelques jours, un Afro-Américain a été assassiné de 20 balles. Cet acharnement de la police contre la communauté noire empoisonne jusqu’à maintenant la coexistence des deux communautés. Ajouté à cela, l’élection de Trump qui a fait monter les discours racistes et xénophobes.

La communauté afro-américaine a su faire des méthodes de lutte pacifiste du pasteur King un outil de revendication intemporel. Il est cité dans tous les mouvements des droits des noirs, comme Black Lives Matter. 

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Rym Hadded
Publié par: 
Misk
Date de publication: 
Mercredi, avril 4, 2018 - 10:45