Quarter Life Crisis : vous avez 26 ans et 9 mois ? Désolés pour vous 

Crise économique, crise humanitaire, crise de foi(e).... À la liste des nombreuses crises que connaît ce monde s’ajoute un petit nouveau. À peine sortie de la crise d’adolescence, vous vous précipitez dans la crise du quart de vie (avant que ne commence celle de la quarantaine) qui vous accueille à bras ouverts.

 

Nouveau mal du siècle, un livre entier, publié en 2001, lui est même consacré : « La crise du quart de vie, les épreuves exceptionnelles de votre vingtaine ». Un titre des plus optimiste choisi par la journaliste et essayiste américaine Alexandra Robins et Abby Wilner.

 

La liste des caractéristiques de la crise du quart de vie est longue à pleurer, et, à l’inverse de celle de l’adolescence, celle-ci est discrète et silencieuse.

 

Pour « la crise du quart de vie starter pack » vous avez donc besoin de doutes, de déceptions et de pression, avec un soupçon de remise en question.

 

Les « ups » and « downs » sont le quotidien des « vingtcinquenaire » (d’ailleurs si votre oreille traîne sur la radio Misk vous pourrez entre la chanson « High highs to low lows » interprétée par Lolo Zouaï). D’un jour à l’autre on passe de l’euphorie la plus totale (le monde est à nous) à la dépression la plus obscure (...). Schizophrénie émotionnelle dans tout ce qu’elle a de plus beau.  

 

 

Période de renégociation avec soi-même, la « Quarter Life Crisis », comme l’appellent nos amis américains est-ce moment où l’on doit choisir son partenaire de vie, son métier, son avenir... C’est l’âge où l’on découvre le poids des responsabilités (dont celle de gérer un compte en banque, d’avoir un super salaire, trouver le partenaire idéal, penser à faire des enfants... Pour ne citer qu’elles).

 

 

En théorie, avoir 25 ans c’est l’âge de tous les possibles. Le petit truc sympa avec la « Quarter Life Crisis » c’est qu’on a très envie de changer, mais on ne sait pas forcément pour quoi, pour qui. Le blues des 25 ans commence au moment de vie où on a le moins besoin de lui (c’est le propre d’une crise). C’est-à-dire quand nous sommes en plein changement de vie, en plein stress. Les millenials, doivent se fabriquer leur propre moteur d’ambition sociale.

 

La génération Y prend vraiment cher. Après avoir mené une étude, le site LinkedIn avance même que c’est exactement à 26 ans et 9 mois que la crise commence et qu’elle dure 11 mois quand certains annoncent une moyenne de 2 ans. Une jolie fourchette qui a plutôt l’air d’un râteau. 

 

Mais voyons le verre à moitié plein, pour changer. Selon les spécialistes cette crise existentielle permet aux jeunes de se poser les bonnes questions et donc d’y trouver les bonnes réponses. L’autre bonne nouvelle c’est que vous pouvez foutre une bonne fois pour toutes un gros coup de pied dans vos rêves. Et ça soulage. OK, à 25 ans vous ne serez pas astronaute, vous n’aurez pas écrit le prochain Goncourt, vous n’aurez pas de médaille d’or aux Jeux olympiques et ce n’est pas grave. Visez moins haut. Créez-vous de nouveaux rêves. Accessibles cette fois.

Le Dr Oliver Robinson de l’université de Greenwich à Londres explique au “Guardian” les étapes de la “Quarter life crisis” :

 

Phase 1 - La sensation d’être coincés dans ses choix de vie. On se sent pris au piège. 

Phase 2 - Une envie de tout changer sans pour autant savoir quoi et comment.

Phase 3 - (C’est la plus rude). On craque, on pète un câble, on quitte un mec, un job, bref on quitte tout ce que l’on peut quitter. On avait un style hippie chic ? On devient gothique. On aimait les barbecues ? On devient végane. Bref, on change pour savoir qui on veut vraiment être. 

Phase 4 - On reconstruit notre vie.

Phase 5 - On développe de nouveaux engagements plus compatibles avec nos intérêts et aspirations.

 

La vie, ce long fleuve tranquille...

 

Inès Ben Azouz
Publié par: 
Misk
Date de publication: 
Jeudi, mars 22, 2018 - 13:45