Selon l’écrivain Mark Manson, « L’amour ne suffit pas » (et il n’a pas tort)

Mark Manson est le genre d’auteur qui ne passe pas par quatre chemins pour dire la vérité vraie, celle que l’on ne veut pas s’avouer mais qui est pourtant réelle, qu’on le veuille ou non.

 

De but en blanc, il illustre son article « Love is Not Enough » par une comparaison entre John Lennon et Trent Reznor, chanteur du groupe « Nine Inch Nails ». En 1967, le premier chantait “All You Need Is Love”. Le deuxième a quant à lui écrit une chanson identique au titre de l’article, « Love is not Enough ».

 

John Lennon est connu pour (entre autres) :

  • Avoir frappé deux de ses femmes.
  • Abandonné un de ses enfants.
  • Avoir injurié son manager juif et gay avec des insultes homophobes et antisémites.
  • Et avoir demandé à une équipe de cinéma de le filmer nu dans son lit une journée entière (juste comme ça, pour le fun).

 

De son côté, Trent Reznor, pourtant connu pour des performances sur scène choquantes et des vidéos qui le sont tout autant a :

  • fait une cure de désintoxication pour se débarrasser de ses addictions à l’alcool et la drogue.
  • S’est marié et a eu deux enfants avec sa femme.
  • Abandonné sa carrière musicale pour être un bon mari et un bon père.

 

Selon Mark Ranson, l’un des deux était un « tr**-du-c** narcissique qui avait une vision idéalisée de l’amour comme étant la solution à ses problèmes ». L’autre non. Partant de ce constat, pourquoi l’amour ne suffit pas ?

 

Notre société et notre culture font de l’amour la solution à tout, le remède à une vie médiocre, le pansement de nos petits cœurs fragile face à une réalité trop réelle pour nos toutes aussi petites épaules. La preuve dans nos films et nos séries dont l’Happy Ending « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » survient toujours à la fin comme le but ultime à atteindre.

 

Équation simple : si nous idéalisons l’amour, nous le surestimons. Conséquence : nous sommes forcements déçus. Croire que tout ce dont on a besoin c’est l’amour, c’est passer à côté de valeurs fondamentales comme le respect, l’humilité et l’engagement. Et il soulève un point intéressant. Si l’amour résout tout, pourquoi « s’emmerder » avec tout le reste ? Les relations saines requièrent plus qu’une passion dévorante et un amour infini.

 

« Trois vérités cruelles à propos de l’amour » 

 

Pour lui, le problème quand on idéalise ce sentiment est qu’il développe en nous des attentes irréalisables sur ce qu’est l’amour et sur ce qu’il peut vraiment nous apporter.

 

  1. Qui dit amour ne dit pas compatibilité.

 

Tomber amoureux d’une personne ne veut pas nécessairement dire que cette personne est faite pour vous. L’amour est un processus émotionnel alors que la compatibilité est un processus rationnel et les deux ne font parfois pas bon ménage. C’est ce qu’il appelle des relations « qui se terminent mal avant même d’avoir commencé ». Évitez donc de sortir avec des personnes qui ont des tapis en peau de lapin alors que vous êtes un amoureux de la nature (ce n’est qu’un exemple). Mais faites en sorte d’avoir les mêmes valeurs fondamentales que votre cher et tendre.

 

      2. L’amour ne résout pas nos problèmes relationnels.

 

L’amour a ce pouvoir de nous faire croire qu’ensemble, nous allons pouvoir tout surmonter. C’EST FAUX. Et là s’illustrent les limites de la communication. Tant que vous ne réglerez pas vos propres problèmes, vous aurez beau discuter pendant des heures et bousiller votre crédit « Ooredoo » avec « Nounours », rien ne changera. Maintenant, pensez à vos précédentes relations foireuses et tirez-en les conclusions nécessaires : si l’amour vous aide à vous sentir mieux à propos de vos problèmes relationnels, il ne les résout pas (et un jour ça vous explose à la figure).

 

      3. L’amour ne mérite pas que l’on se sacrifie pour lui (c’est clair Hollywood et Disney ?)

 

Une des caractéristiques de l’amour est d’être capable de penser hors de soi et de ses besoins pour se consacrer à ceux de « Nounours ». Mais si vous ne deviez vous poser qu’une seule question, ce devrait être celle-ci : Qu’est-ce que vous êtes prêt à sacrifier et pourquoi (on insiste sur le pourquoi) ? Ne soyons pas extrémistes, si l’on veut qu’une relation réussisse, il faut faire des concessions occasionnelles. Problème. Lorsque l’on sacrifie son amour propre, sa dignité, son corps, ses ambitions pour celui ou celle que l’on « aime », ça commence à sentir mauvais, très mauvais... Et Mark Manson de conclure avec le « Friendship Test ». Toléreriez-vous le comportement négatif de votre mec/nana chez votre meilleur ami ?

 

Exemple : si votre meilleur ami habite chez vous, qu’il ne paye pas de loyers, qu’il vous demande de faire la cuisine quand vous rentrez du boulot, qu’il accorde plus de temps à ses amis qu’à vous... Resterait-il votre meilleur ami ?

 

Morale de l’histoire : le seul moyen d’apprécier l’amour de votre vie à sa juste valeur est d’aimer quelque chose d’autre de plus important encore (l’élevage de poneys où les rudiments de la cuisine thaïlandaise sont des idées).

 

With Love, 

 

   

 

 

 

   

 

 

Inès Ben Azouz
Publié par: 
Misk
Date de publication: 
Mardi, avril 24, 2018 - 18:30