Dave Holland, une légende du jazz au Festival de Hammamet

Pour son spectacle « Blue maqams » qu’il présentera en première mondiale devant le public du Festival international de Hammamet, Anouar Brahem s’est entouré, comme toujours, des meilleurs musiciens de la scène internationale, des grosses pointures, des noms reconnus et salués par la presse mondiale.

C’est ainsi qu’on retrouvera à ses côtés Django Bates au piano, Nasheet Waits à la batterie et Dave Holland à la contrebasse.

 

Dave Holland, musicien britannique qui a bénéficié de la plus haute distinction de la nation dans le domaine du jazz en faisant partie du NEA jazz Master Fellows en 2017, voyant ainsi sa carrière saluée pour sa contribution exceptionnelle à l’histoire du jazz.

 

C’est très tôt, dès l’âge de 4 ans que le petit Dave commence à jouer du ukulélé, très vite son intérêt va vers la guitare puis vers la basse. Influencé par le jazz, il se met rapidement à la contrebasse.

Il fait partie des musiciens qui ont su insuffler un vent novateur et qui ont su emmener leurs instruments loin des cheminements classiques, il a défriché d’autres terrains d’exploration sonore en dehors des sentiers battus, vers des aires inexplorées et des niveaux de créativité nouveaux.

 

Le jeu de Dave Holland est exceptionnel de justesse et de sensibilité, ce qui lui a valu d’être repéré par le grand Miles Davis alors qu’il jouait au Ronnie Scott’s.

Pour mettre les choses dans leur contexte de l’époque, rappelons qu’on est vers la fin des années 60, et qu’on assiste à la naissance du jazz fusion.

L’introduction d’instruments électriques dans une musique combinant l’instrumentation électrique du rock à l’improvisation du jazz a été derrière la naissance de ce genre de jazz nouveau.

Avec ses albums « In a silent way » et « B*tches Brew », Miles Davis était le pionnier du jazz fusion. Dans ces albums, Miles a collaboré avec des musiciens qu’il a révélé au grand public et qui comptent aujourd’hui parmi les piliers de ce genre de jazz tels que Chick Corea, John McLaughlin et Joe Zawinul.

Dave Holland a fait partie de ces musiciens et a participé à l’enregistrement de ces deux albums mythiques, apportant sa propre touche en jouant de la basse électrique.

 

 

 

 

 

Dans les années 70, il a accompagné d’autres grands noms de la scène jazz tels que Stan Getz et Thelonious Monk.

Avec des références et des influences comme Charles Mingus, Scott LaFaro, Ron Carter ou Gary Peacock, il a excellé au point d’être comparé à ses « maîtres », il est considéré comme le bassiste de jazz le plus accompli après Mingus !

 



 

Écouter Dave Holland jouer nous donnera l’impression de côtoyer les monstres sacrés du jazz de tous les temps, de rentrer dans leur club privé.

Serrez la main à celui qui a laissé son empreinte dans l’histoire du jazz moderne, et vous seriez à une poignée de main de Miles Davis, de Charles Mingus, de Thelionous Monk et bien d’autres !

 

La soirée du 26 août 2017 est à ne rater sous aucun prétexte, le génie de Anouar Brahem, qui n’a jamais déçu, servi par le jeu de musiciens aussi talentueux et habités ne peut que donner un cocktail explosif de beauté et d’émotions… on a hâte !

 

 

Souhir Hamrouni Buonomo
Publié par: 
Misk
Date de publication: 
Mercredi, août 23, 2017 - 16:00
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