Obrigado João Gilberto !
Obrigado João Gilberto !

Il y a soixante ans sortait Chega de Saudade (1959), le tout premier album de João Gilberto. C'est grâce à cette pépite que le monde découvre la bossa-nova et remarque le jeu de guitare très particulier qu'avait développé le maître. Dans le Brésil prospère de la fin des années 50, le terme "bossa" était utilisé pour décrire une manière chouette de faire quelque chose, et c'est en effet le pari qu'a réussi João en développant une nouvelle approche pour jouer de la samba, et en chanter aussi. Retour sur trois titres mythiques du roi. 

 

Bim-Bom (1958)

 

Cette chanson représente la bossa-nova année zero. La simplicité des paroles et la manière relaxée de chanter ont tous les deux perduré dans le doux monde de la bossa-nova. 

 

 

 

 

A Garota de Ipanema / Girl from Ipanema (1963)

 

Qui ne s'est imaginé un jour à quoi ressemblait cette fameuse Garota de Ipanema ? La légende raconte que Antonio Carlos Jobim et Vinicius de Moraes auraient vu Helô Pinheiro pour la première fois un hiver de 1962 dans un bar à Ipanema. La rencontre de Gilberto, Stan Getz et Jobim contribue un an plus tard à la version la plus connue, celle où Astrud Gilberto chante les paroles anglaises. 

 

 

 

Águas de Março (1973)

 

Composée par Antonio Carlos Jobim, ce classique fut repris plusieurs fois, et notamment par João en 1973 pour son album éponyme. Águas de Março est considéré comme l'une des plus importantes chansons de la musique brésilienne. Une autre version fut enregistrée plus tard par Gilberto et Stan Getz dans The Best of Two Worlds (1976); c'est la version dans laquelle chante Miùcha, autre figure de la bossa nova décédée il y'a quelques mois.

 

 

 

Ahmed Krichene
Publié par: 
Misk
Date de publication: 
Mardi, juillet 9, 2019 - 15:30
La bossa nova perd son Roi